"Celui qui arrive à déplacer les montagnes est celui qui a commencé par enlever les petites pierres" Confucius

Quartier 5 : Les baraquiers

 Q5

Référents : Jean Paul BRUYERE et René GAUBERT

 

Ce quartier : 2 pièces d’un puzzle qui s’emboitent au niveau du Bld des Embruns dont la partie haute vient en butée sur l’avancée du massif alors que la partie basse s’évase sur la mer et la zone lagunaire.

Il a pour limites N/NW les premières marches de l’escalier en pied du Sentier des Pluviers, la Rue du Thym, la Rue des Saladelles ; à l’Est il file sur le Camping municipal et au-delà l’étang de Pissevaches et la lagune ; au S/SE il embrasse la mer, une partie de l’Esplanade du Front de mer, la Promenade Paul Valery qui est aussi une piste cyclable.

La partie haute est desservie par 2 voies : l’Av de la Clape Prolongée rejoint le Bld de Villebrun Prolongé qui lui-même sort sur le Bld des Embruns. Toutes les autres voies sont privatives. Quant à la partie basse, 3 rues ne desservent que les zones résidentielles.

L’habitat y est dense composé d’une juxtaposition de résidences privées (en collectif ou en individuel contigu) à l’exception du quartier des Baraquiers et de quelques ilots de villas individuelles. Présence d’un village vacances « Les Girelles ».

Tous ces logements ont une vocation essentiellement vacancière et estivale même si la tendance tend à s’infléchir et dont certains subissent des liftings de rénovation. Retraités ou actifs trouvent dans cette paisible cité au cadre plaisant et humain une alternative à la vie citadine.

Il y a moins d’un demi-siècle, sur cette portion de cordon littoral où se confondaient lagune et plage déserte, des cabanes sur pilotis étaient plantées et donc adaptées à cet environnement naturel. Mais dans les années 60, la Mission Racine a voulu refaçonner le littoral languedocien dans le double dessein de capter un peu de la manne touristique migratoire des pays du Nord en route vers l’Espagne- l’eldorado de l’époque- mais aussi afin de diversifier l’économie et donc les sources de revenus. Le rouleau compresseur des aménageurs bétonneurs s’est mis en marche mais le 1er choc pétrolier de 1974 a sonné le glas des crédits illimités et stoppé net les projets pharaoniques auxquels notre commune a échappés. Seuls les pilotis ont été sacrifiés et fait plage nette. Reculant de quelques mètres et bétonisation en marche, les cabanes sont devenues des maisonnettes. S’enorgueillir d’avoir « les pieds dans l’eau » alors, l’est un peu moins à présent. Les phénomènes naturels aussi récurrents que violents n’offrent plus les mêmes garanties aux 1eres lignes exposées à la montée des eaux. D’ailleurs, la règlementation applicable lors de tout achat, de toute construction ou aménagements en bonne et due forme atteste des risques encourus.

Ce quartier dispose d’un cabinet d’infirmières et de 3 ou 4 commerces d’appoint saisonniers : restau, bar, épicerie, tabac presse.

L’action du comité a été constante et toutes les municipalités ont fait un effort pour améliorer le quartier :

 *installation d’un réseau pluvial

* enfouissement des réseaux secs

* réfection du Bld des Embruns.

Pour nous, l’action reste axée sur la sécurité, la protection et le comment retarder les conséquences de fortes pluies et de coups de mer sur une zone sensible. Sur le terrain deux forces s’affrontent : les eaux de pluie dévalant les pentes sans ou peu d’interception et la poussée de la mer qui retient avec pour conséquence une montée des eaux spectaculaires et des dégâts.

Par exemple, elle porte sur :

* agir sur la plage le long du muret

* le maintien en état du pluvial y compris le nettoyage des collecteurs en amont ; sans oublier les sorties sur étang

* l’entretien des bassins dans et en pourtour des Baraquiers : côté muret du camping ils sont abandonnés et non récurés. Une pompe de refoulement était prévue.

 * le désensablement de la noue jusqu’au passage n°10 + le désensablement des buses de communication d’un bassin à l’autre de façon à permettre l’étalement de l’eau

* le dégagement de l’ouverture des clapets en sortie de la chaussée réservoir

Non exhaustivement et comme dans les autres quartiers ne sont pas oubliés :

* l’état de certaines chaussées (Clape Prolongée et partie de Villebrun Prolongé)

* le comblement d’anciens emplacements d’arbres sur le Bld des Embruns

* la reprise sur voierie des Baraquiers en tenant compte bien sûr de la problématique de cette partie en zone inondable et pour laquelle des matériaux drainants seraient judicieux.