Le front de mer 

 

 

Depuis sa création, le Comité de Quartiers a toujours posé la mise en place d’un front de mer digne d’une station méditerranéenne comme la préoccupation majeure des habitants.

 

Ce front de mer devrait tenir compte de deux éléments majeurs :

 L’agrément et l’esthétique d’une promenade qui sera fréquentée toute au long de l'année par les résidents les visiteurs venus des alentours ou en vacances.

 La sécurisation d’un secteur maritime et plus particulièrement des habitations situées en bord de mer.

 Cette promenade du front de mer doit partir du port, parcourir tout le littoral et se terminer à l’étang de Pissevaches. Elle doit vraiment  trouver sa place sur le littoral méditerranéen du Languedoc et du Roussillon.

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Périodiquement, le comité invite ses adhérents à se retrouver dans des groupes de réflexion pour faire des propositions à la mairie en place. Plusieurs réunions eurent lieu de novembre 2008 à mars 2011.

Aujourd’hui les points retenus sont les suivants :

 Autour de la promenade Paul Valéry : quartier Nord et Baraquiers.

 Une des causes de déferlement des entrées marines lors des coups de mer est l’accumulation du sable contre le muret, quelquefois jusqu’au sommet du muret.

Il convient donc de veiller à ce qu’il n’y ait pas d’accumulation de sable, ce qui demande un entretien régulier de la part des services de la mairie.

-         Pour parachever cette protection, il faudrait envisager un rehaussement du muret en l’habillant sur le style du mur de protection de Narbonne plage, avec un système de retour de vagues.

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Il faudrait aussi veiller à ce que les planches de protection existantes le long du muret soient mises en place, notamment avant les intempéries.

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Photo prise le 11 septembre 2010 lors des intempéries annoncées par la météo.

 Autour du cordon dunaire : Il faudra soutenir l’efficacité du cordon dunaire en rebouchant les trouées faites aux extrémités et aux accès à la plage.

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Les accès à la plage devraient monter sur la dune et non descendre .

 

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Promenade du front de mer : globalement.

 Elle devrait être dégagée de tout obstacle pour faciliter la circulation et le nettoyage. Elle pourrait être accompagnée par une piste cyclable pour faire un ensemble apprécié des promeneurs et des cyclistes.                                                               Dans ce cas, il sera indispensable de bien préciser et de matérialiser la place des uns et  des autres d’une part. D’autre part, il faudra préserver la sécurité des riverains ( les enfants notamment). Ce sera indispensable sur certains secteurs : les ‘Maisons de la mer’, les ‘Tenilles’, les ‘Felouques’, l’entrée du camping, côté mer.                    La piste cyclable devrait normalement contourner la bulle et rester, entre le rocher et le port, côté mer.

 Promenade du front de mer : du rocher jusqu’au port.

L’aménagement d’une promenade en front de mer depuis le rocher jusqu’au port demandera à la mairie en place une longue discussion avec le conservatoire du littoral. Qu’est-il possible de faire dans ce secteur où la plage , chaque année, gagne du terrain sur la mer.                                                                                                        Par ailleurs, il faudra tenir compte de la tranquillité des habitations riveraines..Tout cela nous amène à faire la proposition du plan suivant.

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L’étang de Pissevaches

 

Du haut de la falaise de l’œil Doux, s’étale devant , entre l’embouchure de l’Aude et la station de Saint-Pierre, l’immensité salée de l’étang de Pissevaches . Cette dénomination viendrait de deux mots,<<Pisse et Vache>>, le mot << pis >> signifiant en celte pointe et le mot <vaga> signifiant en occitan vague. Pissevaches veut dire : l’endroit où les vagues entrent en pointe sur la plage. Le grau de Pissevaches s’ouvre et se referme au gré des coups de mer.

Comme la plupart des étangs du Narbonnais, Pissevaches communique donc avec la mer par son grau. Rappelons que les graus sur notre littoral ont eu dans le passé un rôle considérable. Non seulement ils constituent un moyen de pénétrer depuis la mer dans les lagunes, mais ils ont aussi permis l’installation de petits ports de pêche et ils jouent encore un rôle primordial pour la biologie des étangs. L’étang par lui-même et les marécages qui l’environnent sont alimentés par l’eau salée de la mer et par de l’eau douce ou très légèrement saumâtre en provenance de sources souterraines du massif de la clape. ( l’œil Doux et les très nombreuses résurgences existant sur la bordure appelée <<Caudiés >> ont une salinité généralement comprise entre 1,5 et 3 gr. de sel par litre. Cette alternance d’eau salée et d’eau douce favorise une grande diversité écologique et se traduit par une très grande richesse de la faune et de la flore).

La flore : de très nombreuses espèces végétales vivent dans cet environnement marécageux ; la plupart d’entre elles sont <<halophiles>> c’est à dire dans des sols riches en sel comme les salicornes, la saladelle le triangle . Les habitués de ces zones marécageuses réservent la salicorne à un usage culinaire : les pousses charnues sont récoltées, confites dans du vinaigre et consommées comme condiment. On peut aussi les accommoder en salade, en omelette et les cuisiner aussi à la façon des haricots verts.

N’oublions pas aussi de rappeler également dans tout cet environnement marécageux la présence de tous ces végétaux essentiels au paysage ; le roseau à quenouille ou canne de Provence ( occitan caravena), le roseau à balai ou phragmite ( senilh), les diverses variétés de jonc, et l’iris des marais qui orne de ses fleurs d’un jaune très vif tous les bords de canaux et fossés .

La faune : la situation géographique de l’étang de Pissevaches sur un important axe de migration explique la présence de très nombreux oiseaux ; prés de 200 espèces ont été identifiées dont certaines très rares.

Parmi les espèces pratiquement visibles toute l’Année, citons : les flamants roses, la tadorne de Belon, le colvert, la foulque, la poule d’eau, le héron cendré, le héron pourpré, le héron garde-bœuf, le goéland, la mouette rieuse, le gravelot, l’aigrette garzette…..

Souvent colverts et tadornes vont faire leurs nids dans la basse végétation du massif de la clape( chêne kermés) , dans sa partie bordant étangs et marécages,et il n’est pas rare au mois de mai de voir une cane, entourée de toute sa couvée âgée de tout juste un jour, se diriger aussi vite qu’elle le peut vers l’eau et la végétation protectrice du marécage. Signalons aussi la présence dans tout le secteur de Pissevaches de très nombreux sangliers et ragondins.

        Maguy DAVID.